Traces

Cette page est dédiée aux témoignages et photos de la première édition du congrès. N’hésitez pas à nous écrire pour témoigner également. A bientôt !

Aujourd’hui,

J’ai écouté des contes et des histoires. Un colibri m’a transporté sous son aile avec  dans son bec, une goutte d’eau. Une  goutte de rosée de ce dimanche matin où l’on se met en route quand tant d’autres dorment encore, quand tant d’autres somnolent dans les bras de leur pré conscience.  Hier, en faisais –je partie ?

Quelque chose va se passer, quelque chose se passe.  On est là, dans un lieu inconnu mais déjà on s’y sent bien.  On sent, on hume la bienveillance, on respire, on se respire soi-même et déjà on s’élève.

Nous avons touché le ciel et la terre. Nous avons touché, palpé et trituré nos émotions, nous les avons gardées ou passées de mains en mains, de regards en visages ouverts et bienveillants. Nous  n’avons pas vécu 15 jours en pleine nature, mais un dimanche en toute conscience.

Nous avons écouté la Terre, nous en faisons maintenant partie intégrante .Nous nous en sommes imprégnés, nous nous sommes nourris de l’énergie qu’elle nous offre, qu’elle nous souffle, nous insuffle. Alors, nous sommes tous devenus des guerriers du Shambhala. Nous avons parlé  à notre violence, nous avons fait et défait des bagages  trop lourds à porter, en enlevant le poids de notre culpabilité, et de tout jugement. Qu’est-ce qui est juste de faire maintenant ? Qui va suivre son intuition ?

Nous avons tous vécu une opération à cœur ouvert.  Nous n’avons pas traversé les  lignes du bien et du mal, mais nous avons déconstruit ces frontières et  nous avons ouvert une brèche vers notre nouveau monde. Être tantôt militant ou tantôt méditant, c’est être un miroir, refléter nos émotions et former un tout. Prendre « conscience de l’interaction de tous ces phénomènes. » Respirer de tous ses sens, rayonner tous ensemble comme un soleil. À l’infini.

J’ai emprunté un chemin guidée par un livre en lui posant ma question. Et il m’a répondu.

Je  me suis enduite de notre intelligence collective, de votre force puis de notre énergie.

J’ai mangé et goûté la saveur du  Ciel et la Terre et je m’en suis imprégnée.

J’ai ressenti l’urgence mais pas la précipitation, j’ai relativisé l’impulsivité face à l’intuition.

J’ai bu vos paroles, j’ai bu ce que vous avez tu, mais que vous avez dit.

J’ai goûté  puis j’ai fermé les yeux.

Puis je les ai ouverts sur un monde qui se met en route avec et sans doute. Un nouveau monde qui s’offre à nous sans jamais se venger.

Merci à tous et toutes pour cette belle journée.

C’était chouette.

Catherine